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Un concert-spectacle qui révélera la variété des musiques profanes et religieuses composées dans l'Allemagne de la première moitié du XVIIIe siècle. Des soirées aux émotions contrastées, tour à tour joyeuses et festives ou intérieures et spirituelles.

Musique de Table, Musique d'Église
Spectacle musical (durée 1h50)

Samedi 13 novembre à 20h
Dimanche 14 novembre à 18h

Georg Philipp Telemann (1681-1767)
Suite d'orchestre en ré majeur Musique de Table
pour hautbois, trompette, cordes et basse continue
Quatuor pour 3 flûtes et basse continue (extraits)

Jan Dismas Zelenka (1679-1745)
Miserere
en do mineur
pour soprano, chœur et orchestre
Soliste : Brigitte Fournier, soprano

Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Magnificat
en ré majeur BWV 243
Solistes : Brigitte Fournier, soprano, Carolina Gauna, mezzo
Vincent Lièvre-Picard, ténor, Stephan Imboden, basse

Orchestre baroque Swiss Consort
Le Chœur des Baroqueries
Direction musicale : Christophe Dorsaz

Costumes : Olivier Falconnier
Scénographie : Vincent Krenz

Ce spectacle reçoit le soutien de la Tribune de Genève et de Flying Pixel

L'Allemagne du XVIIIe siècle naissant est un véritable creuset musical où se fondent les influences contrastées de la France et de l'Italie.

Contrastes aussi, dans les traditions religieuses : luthériens, catholiques, calvinistes s'opposent ou cohabitent, parfois au sein d'une même cour ou d'une même ville. Contrastes encore, entre les musiques de la table, fastueuses ou raffinées, et celles de l'Église, empreintes d'angoisse et de contrition ou au contraire, d'espérance et de jubilation.

L'un des plus célèbres musiciens de l'époque, Georg Philipp Telemann, qui excelle dans les jeux de rythmes et de lumière, développe ici son langage musical subtil et varié. Fixé à Hambourg, Telemann rayonne dans toute l'Allemagne et l'on peut imaginer sa Musique de Table jouée avec faste ou intimité dans la demeure de quelque prince accueillant ses hôtes pour de somptueuses réjouissances.

Autre haut lieu de la musique : la ville de Dresde. Le compositeur d'origine tchèque Jan Dismas Zelenka y travaille pour la chapelle royale. Son Miserere, dont le caractère sombre et dramatique est souligné par la tension entre les voix du chœur, témoigne du talent exceptionnel de ce musicien.

Quant à Jean Sébastien Bach, qui travaille à Leipzig, à quelques lieues de là, c'est pour célébrer Noël dans la tradition luthérienne qu'il compose son fameux Magnificat. Apportant un soin particulier à la mise en couleurs des différents versets du texte de l'Évangile, le Cantor de St. Thomas lui a conféré une extraordinaire densité, marque d'une foi chaleureuse et sincère.


MàJ le 29 septembre 2004
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